Inserm

Dispositif de soutien à la recherche pour l'année universitaire 2020-2021

31 mars 2020
23 octobre 2020

Le Comité pour l’histoire de l’Inserm propose une aide financière aux étudiants de master qui souhaitent s’engager dans une recherche concernant directement l’histoire de l’institution ou plus largement l’histoire de la recherche biomédicale et des questions de santé. Le montant annuel des aides pourra atteindre 3 000 euros en fonction des spécificités de chaque projet (accès aux sources, mobilité...).

Les candidats, historiens ou étudiants relevant d'une autre discipline mais intégrant une approche historienne, peuvent élaborer avec l'aide d'un directeur de recherche leur propre sujet. Des thématiques sont également proposées par le Comité. Le Comité examinera également des candidatures de doctorants demandant une aide spécifique et limitée – il ne s’agit pas de l’attribution de contrats doctoraux.

Un livret de présentation est disponible, avec des exemples de sujets et de thèmes pour lesquels il existe des fonds identifiés dans les archives de l’Institut national d'hygiène ou de l’Inserm. Les approches et les thématiques possibles sont nombreuses (institutionnelle, biographique ou monographique, ou sujets privilégiant une entrée par l’histoire de la médecine, des sciences ou des techniques, de l'innovation, par l’histoire sociale et économique, etc.)

Pour toute information et pour le livret, contactez le secrétariat scientifique: celine.paillette@ext.inserm.fr

Un lien fort entre le laboratoire Histoire des technosciences en société (HT2S) du Cnam et l'Inserm

Le laboratoire HT2S a déjà des travaux en cours, dont la thèse de Cyril Fiorini, sur le rapport avec les associations de malades, qui est une interrogation de plus en plus importante pour comprendre les formes de l'expertise et de la connaissance en matière de santé. Voici le type d'interrogations que les équipes du laboratoire souhaiteraient continuer à approfondir, et qu'une aide de ce type pourrait soutenir :

L’Inserm et les associations de malades. L’histoire d’une collaboration

« À partir des années 1970 aux États-Unis, mais surtout des années 1980, la recherche médicale a vécu de profonds bouleversements engendrés par l’émergence d’acteurs de la « société civile » (Habermas, 1997) déterminés à la réorienter. Avec quelques années de décalage, le même phénomène a été observé en France avec des spécificités contextuelles (Epstein, 2001a ; Epstein, 2001b, Gaudillère, 2002). Qu’il s’agisse de protocole dans le cadre d’essais cliniques ou de décision en matière de politique de santé, les associations de malades ont investi le champ de la recherche médicale afin d’apporter leur contribution à l’avènement d’une « démocratie sanitaire » (Akrich et Rabeharisoa, 2012). Dans un contexte socio-politique marqué par un « impératif participatif » (Blondiaux et Sintomer, 2002), l’Inserm a créé en 2003 le Groupe de réflexion avec les associations de malades (GRAM). Près de 20 ans après le lancement de cette initiative, les activités de collaboration entre l’Inserm et les associations de malades se sont étendues. Quelles évolutions a connu cette initiative ? Comment participe-t-elle à la consolidation d'une démocratie sanitaire ? Quels éclairages nous apporte-t-elle sur les rapports sciences-société en ce début de 21ème siècle ? » Cyril Fiorini

Ce dispositif peut être une opportunité, notamment pour les  étudiants de master du Cnam qui se destinent à là recherche.

Le laboratoire HT2S souhaite accompagner les demandes, possiblement en association avec d'autres laboratoires celà va sans dire.